Bien qu'on ait cohabité pendant 9 mois, je ne te connaissais pas encore mon bébé...

 

On a tous en nous des souvenirs d'enfance où notre maman est notre repère. Elle sait mieux que nous, et parfois avant nous, ce qu'on a ou ce qu'il nous arrive. Elle est sais nous consoler, noys guérir,  nnous conseiller... Chose qui nous énerve en devenant ado puis qu'on souhaite faire disparaître au fur et à mesure que l'on devient adulte!

Devenir ce repère,  ces bras qu'un enfant vient chercher quand il en a besoin,  cela ne m'est pas "tombé dessus" à peine j'avais accouché.  Bien au contraire.

Au début j'ai eu cette pression de me demander ce dont il avait besoin, avoir peur de ne pas faire bien ou de ne pas faire ce qu'il fallait au moment où Samuel en avait besoin.

Étant d'une nature à beaucoup changer d'avis et à beaucoup demander aux autres ce qu'ils feraient dans la même situation,  là c'était compliqué.  Étant LA maman j'étais censée tout savoir or je ne connaissais pas encore mon fils...

En plus l'arrivée de bébé est un vrai tourbillon et la fatigue nous fait douter. Je me souviens avoir demander à une de mes tantes ce qu'elle ferait ou ce qu'elle en pensait,  et son regard en retour qui pour moi voulait dire "c'est bizarre que tu le demandes, c'est ton bébé tu devrais le savoir et ne pas me demander mon avis".

Pendant ces premiers mois, mon roc c'était mon chéri.  C'était lui le papa, lui qui était là pour me rassurer, rassurer bébé si j'étais trop crevée ou un peu perdue. Ce qui m'a marqué à l'époque c'est qu'il m'ait répondu une ou deux fois : "je sais pas, c'est toi la mère".

J'ai trouvé ça très dur et je lui ai expliqué que si je lui demande c'est parce que je suis un peu perdue et que j'ai besoin de son avis... et aussi qu'en tant que papa il a aussi le devoir de donner son avis!

 

Puis quelques semaines plus tard, je me souviens avoir réalisé qu'on avait passé un cap. Que oui, selon les situations ou selon l'état de mon bébé je savais dire ce qu'il lui fallait.  Et ça m'a fait un bien fou.

Alors bien sûr il y aura toujours de nouvelles situations qu'on n'anticipe pas. Mais sur le coup on gère avec pour priorité son enfant,  et après on réalise et on a peur,  puis on décompresse...

Je crois que c'est ça être parent et que chaque jour je deviens un peu plus maman,  sa maman pour la vie.